Trois modes de facturation, et ils ne se comparent pas
Le premier est la location seule : vous payez la privatisation de la terrasse et vous ajoutez le traiteur, les boissons et le personnel. C'est le modèle des toits de bureaux et des lieux culturels, qui n'ont pas de cuisine.
Le deuxième est le minimum de consommation, pratiqué par les bars et les hôtels : il n'y a pas de prix de location, vous vous engagez sur un montant de consommations. C'est souvent le plus intéressant sur un petit effectif, et le plus cher au delà de cent personnes.
Le troisième est le forfait par personne, tout compris. Il rassure parce qu'il donne un budget ferme dès le départ, mais il facture le nombre de convives annoncé, pas celui qui vient.
Ce que la vue coûte réellement
À surface et jauge égales, un toit avec vue sur un monument se facture nettement plus cher qu'un toit qui donne sur une cour d'immeuble. Ce n'est pas une rente : c'est la demande, très concentrée sur quelques adresses.
L'écart se réduit en semaine et hors saison. Un toit très demandé le jeudi de juin se négocie autrement un mardi de mars, et c'est le seul levier de prix qui fonctionne vraiment sur ce type de lieu.
Les postes qu'on oublie sur un toit
- Le montage. Tout monte par un ascenseur ou un escalier, souvent en plusieurs voyages, et le temps de montage se facture quand il dépasse le forfait du lieu.
- Le plan B météo. Un chapiteau ou une location de parasols chauffants se décide huit jours avant, pas la veille, et il se paie même s'il ne sert pas.
- Le chauffage extérieur, facturé à l'appareil et à la soirée sur beaucoup de terrasses.
- Le personnel de sécurité, souvent imposé par le lieu au delà d'une certaine jauge sur un espace en hauteur.
- La fin anticipée de l'extérieur, qui oblige à prévoir un espace intérieur, donc parfois une seconde privatisation.
Ce que dit notre catalogue
Sur les 31 toits référencés ici, la jauge médiane est de 100 personnes en cocktail, et les capacités vont de 30 à 1 200. Le format dominant est donc la centaine d'invités, pas le grand événement.
Parmi les lieux qui affichent un tarif de location, la médiane s'établit à 4 000 € pour la soirée, entre 2 000 € et 9 300 €. Ce chiffre ne comprend ni la restauration ni les boissons.
Questions fréquentes
Pourquoi si peu de toits affichent-ils un prix ?
Parce que beaucoup facturent au minimum de consommation, qui dépend du format et de l'effectif. Nous demandons le chiffre au lieu avant de vous proposer l'adresse, plutôt que d'afficher une fourchette qui ne veut rien dire.
Le tarif change-t-il selon la saison ?
Fortement. Un toit se vend de mai à septembre, et beaucoup de lieux abaissent leur exigence hors saison. Une soirée en mars sur une terrasse chauffée coûte souvent moins qu'une salle équivalente à l'intérieur.
Faut-il payer la terrasse et l'intérieur ?
Cela dépend des lieux. Certains privatisent l'ensemble d'un bloc, d'autres facturent l'espace intérieur en supplément. C'est la question à poser dès qu'un repli est nécessaire.